Qui est Alan Parker ?
Alan Parker, de son nom complet Alan William Parker, est un réalisateur, scénariste et producteur britannique, né le 14 février 1944 à Islington, à Londres, et mort le 31 juillet 2020 dans la même ville, à l'âge de 76 ans, des suites d'une longue maladie. Anobli en 2002, il reste l'un des cinéastes britanniques les plus respectés de sa génération, capable de passer du drame carcéral à la comédie musicale, du film policier au biopic, sans jamais perdre son sens du récit.
Le grand public le connaît surtout pour une poignée de films devenus des classiques : Midnight Express (1978), qui a révélé son talent au monde entier, Fame (1980), Pink Floyd – The Wall (1982), Birdy (1984), Angel Heart (1987), Mississippi Burning (1988), Les Commitments (1991) et Evita (1996), avec Madonna. Derrière cette filmographie éclectique se cache un parcours singulier, commencé dans la publicité londonienne avant de conquérir Hollywood, puis les institutions du cinéma britannique.
Ceux qui tapent « film alan parker » dans un moteur de recherche cherchent le plus souvent la même chose : la liste de ses films, son âge, sa famille et les circonstances de sa mort. Ce portrait rassemble ces réponses, vérifiées auprès de sources françaises et britanniques, sans légende ni approximation.
Âge et naissance : un Londonien d'Islington
Alan Parker est né le 14 février 1944 à Islington, un quartier populaire du nord de Londres. Il y grandit dans une famille ouvrière, dans l'Angleterre de l'après-guerre, et fait ses études à la Dame Alice Owen's School, un établissement réputé du quartier. Rien, dans ce point de départ modeste, ne laisse deviner la carrière internationale qui l'attend.
Il meurt le 31 juillet 2020 à Londres, à 76 ans, des suites d'une longue maladie, comme l'a annoncé sa famille dans un communiqué. L'annonce de sa disparition provoque une vague d'hommages dans le monde du cinéma, de l'Académie des Oscars à ses amis de toujours, qui saluent un réalisateur « caméléon », capable de changer de genre à chaque film.
Entre ces deux dates, soixante-seize ans d'une vie entièrement vouée aux images : d'abord la publicité, puis la télévision, puis le cinéma, et enfin, après sa retraite des plateaux, la peinture et la sérigraphie. Alan Parker aura traversé un demi-siècle de culture populaire britannique et américaine sans jamais se répéter.
Origines et famille
Alan Parker est issu d'une famille ouvrière d'Islington. Selon les biographies qui lui sont consacrées, sa mère, Elsie Ellen, était couturière et son père, William Leslie Parker, peintre en bâtiment. Ce milieu modeste marque durablement son regard : plusieurs de ses films les plus célèbres — de Midnight Express aux Commitments — racontent des personnages ordinaires confrontés à des systèmes qui les dépassent.
Le jeune Alan grandit donc à Londres, dans un quartier où la culture populaire se vit au quotidien : le music-hall, le cinéma de quartier, la musique. C'est là qu'il forge son goût pour les histoires fortes et les personnages hauts en couleur, un goût qu'il gardera toute sa carrière, des enfants de Bugsy Malone aux musiciens de rue de Dublin dans Les Commitments.
Dans le milieu du cinéma, il se fait aussi remarquer par ses amitiés fidèles. Le réalisateur Fred Zinnemann, auteur du Train sifflera trois fois, est l'un de ses mentors, et Tony Scott, le réalisateur de Top Gun, l'un de ses amis les plus proches. Ces liens disent beaucoup de sa place dans le cinéma britannique : un artisan respecté par ses pairs, autant qu'un auteur reconnu par le public.
Vie privée : deux mariages et cinq enfants
La vie privée d'Alan Parker est restée largement à l'abri des projecteurs, à l'image de l'homme, discret et peu enclin à l'exposition médiatique. Il se marie une première fois en 1966 avec Annie Inglis, dont il divorce en 1992. Il épouse ensuite Lisa Moran, productrice, qui partage sa vie jusqu'à sa mort en 2020 et signe d'ailleurs le portrait du cinéaste en 2012 qui illustre cet article.
Alan Parker est le père de cinq enfants : Lucy, Alexander, Jake, Nathan et Henry. Plusieurs d'entre eux ont suivi ses traces dans le monde du cinéma : Nathan est devenu scénariste, tandis qu'Alexander et Jake ont composé la musique de son dernier film, La Vie de David Gale, en 2003. Il laisse aussi sept petits-enfants.
Contrairement à beaucoup de cinéastes de sa génération, Alan Parker n'a jamais fait de sa vie privée un sujet de publicité. Ses interviews parlent de cinéma, de mise en scène et de musique, rarement de lui-même. C'est sans doute pour cela que le public connaît ses films par cœur sans toujours connaître l'homme qui les a réalisés.
Carrière : de la publicité au cinéma
La carrière d'Alan Parker commence à la fin des années 1960, non pas au cinéma, mais dans la publicité. Embauché comme rédacteur dans l'agence londonienne Collet Dickinson Pearce, il devient rapidement réalisateur de spots publicitaires. Aux côtés de Ridley Scott, Hugh Hudson et Adrian Lyne, il participe à la révolution de la publicité télévisée britannique, qui transforme alors le spot de trente secondes en petit film d'auteur.
Son premier scénario est celui de Melody, réalisé par Waris Hussein en 1971. Quatre ans plus tard, il signe pour la BBC le téléfilm The Evacuees, qui lui vaut un Emmy international et un BAFTA de la réalisation. La télévision lui ouvre alors les portes du cinéma : en 1976, il réalise son premier long métrage, Bugsy Malone — en français Du rififi chez les mômes —, une comédie musicale policière interprétée uniquement par des enfants, avec Jodie Foster et Scott Baio.
Le succès est immédiat et le ton est donné : Alan Parker ne fera jamais deux fois le même film. Chaque projet est un nouveau territoire, un nouveau genre, une nouvelle équipe. Cette curiosité permanente deviendra sa marque de fabrique, et aussi, parfois, son talon d'Achille aux yeux d'une critique qui aime ranger les cinéastes dans des cases.
Les films qui ont fait sa légende
La percée internationale arrive en 1978 avec Midnight Express, adapté du récit vrai de Billy Hayes, un Américain emprisonné en Turquie. Le scénario est signé Oliver Stone, la musique Giorgio Moroder, et le film remporte deux Oscars — scénario et musique — pour six nominations, dont celle du meilleur réalisateur pour Alan Parker. Le film choque, fascine et installe durablement son auteur parmi les grands noms du cinéma mondial.
Deux ans plus tard, Fame (1980) confirme son talent pour le film musical : l'histoire des élèves d'une école d'art de New York devient un succès planétaire, couronné par deux Oscars. En 1982, il adapte l'album culte de Pink Floyd avec Pink Floyd – The Wall, un film-opéra visuellement halluciné porté par Bob Geldof, devenu depuis un objet de culte pour des générations de spectateurs.
Les années 1980 et 1990 confirment son éclectisme : Shoot the Moon (1982), drame familial avec Diane Keaton et Albert Finney ; Birdy (1984), qui obtient le Grand Prix spécial du jury au Festival de Cannes 1985 ; Angel Heart (1987), thriller sulfureux avec Mickey Rourke et Robert De Niro ; Mississippi Burning (1988), plongée dans le racisme du Sud américain, nommé sept fois aux Oscars ; Les Commitments (1991), chronique joyeuse d'un groupe de soul à Dublin ; et Evita (1996), avec Madonna dans le rôle d'Eva Perón. Son dernier film, La Vie de David Gale (2003), avec Kevin Spacey et Kate Winslet, est un plaidoyer contre la peine de mort.
À cette filmographie s'ajoutent des œuvres moins connues mais tout aussi personnelles, comme Bienvenue au Paradis (1990), Aux bons soins du docteur Kellogg (1994) ou Les Cendres d'Angela (1999), adaptation du roman de Frank McCourt. Pris ensemble, ces films dessinent le portrait d'un cinéaste qui a tout essayé — et presque tout réussi.
Récompenses et distinctions
Les récompenses d'Alan Parker disent l'estime dans laquelle le tenait la profession. Il est fait Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (CBE) en 1995, puis anobli en 2002, devenant « Sir Alan Parker » pour services rendus au cinéma britannique. La France le fait Officier des Arts et des Lettres.
Il remporte le BAFTA du meilleur réalisateur pour Midnight Express en 1979 et pour Les Commitments en 1992, et reçoit le BAFTA Fellowship, la plus haute distinction de l'académie britannique, en 2013. Au total, il compte sept BAFTA à titre personnel, tandis que l'ensemble de ses films en a remporté dix-neuf, avec dix Golden Globes. Il est nommé deux fois à l'Oscar du meilleur réalisateur, pour Midnight Express puis pour Mississippi Burning, sans jamais remporter la statuette à titre personnel.
Son influence dépasse largement ses propres films. Il fonde le Directors' Guild of Great Britain, préside le British Film Institute en 1998, devient le premier président du UK Film Council, qu'il dirige de 2000 à 2005, et préside la Fédération européenne des réalisateurs en 2013. En 1991, il siège au jury du Festival de Cannes, présidé par Roman Polanski. Autant de fonctions qui font de lui l'un des artisans de l'organisation du cinéma britannique et européen.
Retraite, peinture et héritage
Après La Vie de David Gale, en 2003, Alan Parker se retire du cinéma. Il ne tourne plus, mais il ne s'arrête pas de créer : il se consacre à la sérigraphie et à la peinture, deux passions de longue date, et publie des recueils de dessins satiriques sur le monde du cinéma. Il est aussi l'auteur de deux romans, Puddles in the Lane (1977) et The Sucker's Kiss (2003).
En 2018, il fait don de ses archives personnelles — scénarios, documents de travail, notes de tournage — au BFI National Archive, qui les conserve désormais comme un témoignage de premier plan sur le cinéma britannique des années 1970 à 2000. Ce geste dit son attachement à la mémoire du cinéma, lui qui avait présidé l'institution vingt ans plus tôt.
À sa mort, les hommages affluent. L'Académie des Oscars le qualifie de « caméléon » au « talent extraordinaire ». Gilles Jacob, ancien président du Festival de Cannes, le décrit comme « vif, brillant, prolifique ». David Puttnam, producteur de Midnight Express, le salue comme « mon plus vieil et plus proche ami ». Son héritage, lui, se mesure chaque fois qu'un spectateur redécouvre Midnight Express, fredonne Fame ou revoit The Wall : des films qui n'ont pas vieilli, parce qu'ils parlaient déjà de ce qui ne vieillit pas.
Pourquoi Alan Parker fait parler
Pourquoi taper « film alan parker » en 2026, six ans après sa mort ? Parce que ses films continuent de vivre : Midnight Express est régulièrement rediffusé et cité parmi les grands films de prison ; Fame reste une référence pour tous les amateurs de comédies musicales ; Pink Floyd – The Wall fascine toujours les fans du groupe ; et Les Commitments demeure l'un des films musicaux les plus joyeux du cinéma britannique. Chaque nouvelle génération de spectateurs le redécouvre, souvent par hasard, sur une plateforme de streaming ou à la télévision.
Alan Parker fait aussi parler parce qu'il incarne une certaine idée du cinéaste : celle d'un artisan complet, passé par la publicité, la télévision et le cinéma, capable de diriger aussi bien un drame carcéral qu'un biopic chanté. Dans un cinéma de plus en plus spécialisé, son éclectisme apparaît presque comme une exception, et son parcours comme une leçon de liberté.
Pour les amateurs de grands films, notre dossier sur Taken retrace un autre succès populaire du cinéma d'action, et notre article sur le prochain James Bond fait le point sur l'avenir d'une autre légende du cinéma britannique. Alan Parker, lui, appartient désormais à l'histoire du cinéma — et ses films, eux, n'ont pas fini de faire parler.
Questions fréquentes
Quel âge avait Alan Parker à sa mort ?
Alan Parker avait 76 ans : né le 14 février 1944 à Islington, à Londres, il est mort le 31 juillet 2020 à Londres, des suites d'une longue maladie.
Quels sont les films les plus connus d'Alan Parker ?
Ses films les plus célèbres sont Midnight Express (1978), Fame (1980), Pink Floyd – The Wall (1982), Birdy (1984), Angel Heart (1987), Mississippi Burning (1988), Les Commitments (1991) et Evita (1996), avec Madonna.
Alan Parker a-t-il remporté un Oscar ?
Non, jamais à titre personnel : il a été nommé deux fois à l'Oscar du meilleur réalisateur, pour Midnight Express et Mississippi Burning. En revanche, ses films ont remporté plusieurs Oscars, dont deux pour Midnight Express (scénario, musique) et deux pour Fame.
Qui était la femme d'Alan Parker ?
Alan Parker a été marié deux fois : d'abord à Annie Inglis, de 1966 à 1992, puis à la productrice Lisa Moran, qui a partagé sa vie jusqu'à sa mort en 2020.
Combien d'enfants avait Alan Parker ?
Alan Parker avait cinq enfants : Lucy, Alexander, Jake, Nathan et Henry. Nathan est devenu scénariste, et Alexander et Jake ont composé la musique de son dernier film, La Vie de David Gale. Il avait aussi sept petits-enfants.
Pourquoi Alan Parker était-il « Sir » ?
Alan Parker a été anobli en 2002 pour services rendus au cinéma britannique, après avoir été fait Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (CBE) en 1995.


